SCM Counselling - Brighton

                                                                                                    Face to Face & Online Counselling

logo couleur

Nous ne sommes pas notre pire ennemi

not worst enemy

On entend souvent dire que nous sommes notre pire ennemi car le dialogue intérieur négatif est le plus souvent perçu comme un petit terroriste dont l’unique but est de nous empoisonner la vie. Ainsi, un grand nombre d’entre nous passe leur temps à faire la guerre à une partie d’eux-mêmes qui leur est soit disant hostile.


Nous développons des techniques ingénieuses pour faire taire notre dialogue intérieur négatif, sans grand succès la plupart du temps. Parfois, nous arrivons finalement à faire taire le petite voix assassine mais elle revient finalement de plus belle avec encore plus de véhémence. Nous nous en prenons alors à nous-même, ce qui a pour résultat d’augmenter encore plus le volume d’autocritique. Nous dépensons beaucoup d’énergie dans cette guerre sans fin, et vivre toute sa vie avec un ennemi intérieur nécessitant une surveillance continuelle peut contribuer à développer un état d’anxiété chronique.


Que se passerait-il si nous ne considérions pas le dialogue intérieur négatif comme un ennemi ?
Prenons quelques exemples :
« quelle idiote je suis ! »
“je n’y arriverai jamais”
“jamais personne ne m’aimera”
Il est vrai qu’à première vue ces phrases peuvent sembler assassines. Pourtant, la plupart du temps, elles ne font que refléter ce que notre inconscient pense vraiment de nous-même. Bien sûr, cela ne veut absolument pas dire que c’est vrai mais pour des raisons x ou y c’est l’image de nous-même que notre inconscient a construit. Lorsque nous essayons d’ignorer ou de faire taire cette voix intérieure nous négligeons une partie de nous-même qui souffre. De plus, une étude a démontré que si nous essayons de superposer des pensées positives sur nos pensées négatives, nous ne faisons finalement qu’encrer encore plus profondément nos croyances négatives (Wood, Perunovic, Lee, 2009).


Nous ne sommes pas notre pire ennemi, nos pensées négatives ne font que refléter nos croyances profondes sur nous-même, et elles servent parfois de signal d’alarme pour nous éviter l’échec comme lorsque par exemple nous disons : « je n’y arriverai jamais ». Evidemment, ces signaux d’alarme, nous retiennent de faire beaucoup de choses, mais il n’y a aucune malice dans l’intention. Ces pensées négatives agissent comme un parent surprotecteur.


Alors, comment devrions-nous traiter nos pensées négatives ?
Nous devrions les traiter avec compassion. Par exemple, chaque fois que nous nous entendons dire : « quelle idiote je suis », nous pouvons commencer par dire : « j’entends bien ce que tu dis, ça ne doit pas être facile tous les jours de vivre avec cette croyance ». En faisant cela, nous commençons à prêter attention à cette partie de nous-même qui est en souffrance. Nous commençons à faire la paix avec nous-même. Il peut paraître vraiment étrange au début d’avoir cette sorte de dialogue avec soi-même. Les psychothérapeutes sont là pour vous aider dans cette démarche. Il y a toutes sortes d’activités que nous pouvons faire pour enraciner une image de soi plus en phase avec la réalité et pour accepter avec compassion tout ce que l’on est.
Le premier pas est d’accueillir nos pensées négatives avec bienveillance, de la même manière que nous accueillerions un enfant triste ou effrayé.

Reference: Wood, J. V., Perunovic, W. Q. E., & Lee, J. (2009). Positive thinking: Power for some, peril for others. Psychological Science, 20, 860-866.

 

©2016 Sophie Coutand-Marin